Le dessin traditionnel est, même si Raiponce est un film en images de synthèses, encore très important pour les concepteurs des personnages. Auparavant, l’animation numérique permettait et recherchait un certain réalisme. Raiponce casse cette image et cherche à retrouver les infinies possibilités qu’offrait l’animation traditionnelle. Les technique du Stretch and squash [littéralement « s’étirer et s’écraser », technique qui consiste à donner plus d’élasticité aux formes et aux objets qu’elles en auraient réellement, les objets peuvent prendre n’importe quelle position, ils reviendront toujours à leur forme originelle sans dégâts] et apparemment très bien utilisée dans ce film*. Cette technique est difficile à utiliser sur ordinateur selon les superviseurs de l’animation John Kahrs et Clay Kaytis, car les ordinateurs ne sont pas programmés pour ce style d’animation.
*Ceci ne se remarque vraiment uniquement si on le sait je pense, sinon on ne le voit pas vraiment, cela donne juste un style à l'animation.

Les personnages
Pour construire et animer correctement les personnages, les animateurs ont utilisé beaucoup de sculptures et de figurines, pour ainsi mieux appréhender les personnages, les rendre plus expressifs, vivants et modulables en images de synthèse. Ces sculptures sont faites à partir des très nombreux croquis de Glen Keane, producteur exécutif et superviseur de l’animation. Il a dessiné l’héroïne dans de multiples positions de gymnastique et avec de très nombreuses expressions différentes, en y ajoutant parfois une structure en 3 dimensions. « J’ai commencé des dessins où j’ai essayé d’écrire les formes comme si c’était une sculpture » dit Glen Keane, « parce que c’est nécessaire [...] de la [Raiponce] sculpter afin qu’on puisse la construire dans le film » L’image de synthèse commence toujours par un dessin sur le papier. Les artistes voulaient ainsi éviter ce côté raide et figé qu’ont encore trop souvent les objets numériques en les rendant très modulables. « Souvent l’ordinateur force les personnages à être trop figés […], c’est comme s’ils étaient rigides, raides et symétriques, donc j’ai fait beaucoup de dessins pour les animateurs en essayant de faire […] les expressions et mouvements des personnages » déclare Keane.
Il a d’ailleurs fait le même genre de dessins avec le personnage de Flynn, tout aussi présent dans l’histoire. Il y a eu beaucoup de recherches pour ce personnage, car il n’est pas comme un prince charmant ordinaire : c’est un brigand plutôt excentrique. Les créateurs ont dessiné l’équivalent d’un mur entier de croquis de différents Flynn Rider et ont demandé à toutes les femmes de la production de choisir celui qui leur plaisait le plus, en procédant par élimination. « On a mis du temps à trouver à quoi ce type devait ressembler. » Raconte Keane, «Plutôt rude, plutôt beau ? On peut facilement faire trop macho, et il devient antipathique. Il pouvait être trop mignon, et devenait aussi antipathique. C’était très important qu’il ait une certaine sensibilité dans son regard. » Nathan Greno, l’un des deux réalisateurs, a déclaré à son sujet : « Comme nous voulions faire de Raiponce un personnage beaucoup plus dynamique que celui du conte original, il nous fallait faire du second protagoniste quelqu’un à même d’être son faire-valoir et son égal, un personnage qui puisse tenir tête à cette fille futée et plutôt excentrique. C’est là que Flynn intervient. Le monde n’a aucun secret pour lui. C’est un garçon intelligent lui aussi, très sûr de son charme et voleur de surcroît. »
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Le challenge de la chevelure
Une des grosses difficultés rencontrées par les animateurs durant la modélisation et l’animation fut la chevelure de Raiponce, d’abord par sa longueur (une vingtaine de mètres), mais aussi car ses cheveux ont un rôle important pour elle : elle les utilise, les lance en l’air, les enroules autour d’objets, etc. Aucun studio n’avait eu auparavant à animer une telle chevelure, qui compte plus de 100 000 cheveux individuels au rendu final. Un logiciel a même été spécialement conçu pour simuler leurs mouvements. Sa créatrice, Kelly Ward, titulaire d’un doctorat en sciences informatiques spécialisées dans l’étude des cheveux, est l’une des plus grands experts dans le domaine. « Le premier obstacle était la longueur des cheveux de Raiponce » dit-elle, « Des cheveux plus longs entraînent des problèmes de vitesse, un temps considérablement plus long pour la simulation et des ressources informatiques bien plus grandes. Un autre problème majeur était que les cheveux s’empilent sur le sol tandis qu’elle se déplace. Une fois que nous avons réussi à représenter techniquement la longueur des cheveux, il a fallu peaufiner l’aspect artistique. »
L’équipe a d’abord dû étudier le mouvement qu’on des cheveux en réalité. « Nous avons commencé par étudier de vrais cheveux. Même si Raiponce ne vit pas dans un vrai monde, nous voulions que ses cheveux aient l’air biens, donc nous avons étudié comment bougent de vrais cheveux, comment ils interagissent entre eux et avec le corps du personnage, et la façon de bouger qu’ont les cheveux. »
Ils ont ensuite animé un a un chaque cheveux, de façon à obtenir une chevelure réaliste.
L’équipe des effets spéciaux et la direction artistique ont aussi travaillé sur la chevelure pour la rendre plus lumineuse, moins uniforme dans la texture, en y ajoutant des variations de couleurs, de valeurs et de teintes.
Du coté des décors
Nathan Greno et Byron Howard, les réalisateurs du long-métrage, ont cherché de l’inspiration pour faire ce film dans les premiers classiques Disney, comme Cendrillon, Pinocchio, Dumbo ou Blanche Neige, mais aussi dans les parcs Disneyland, comme Fantasyland.
La tour où Raiponce habite depuis 18 ans ne devait pas être une prison en apparence, mais un lieu intimiste et chaleureux. « On s’est dit qu’il fallait que ce soit un bel endroit » Déclare Doug Rogers, un membre de l’équipe de la direction artistique, « nous l’avons imaginé comme un lieu que l’on souhaiterai visiter. » C’est Claire Keane, la fille de Glen Keane, qui a dessiné toutes les peintures qui ornent les murs intérieurs de la tour de Raiponce. D’ailleurs, Glen Keane s’est un peu inspiré de sa fille pour le caractère de Raiponce dans son penchant à dessiner sur les murs.
La forêt, le bar du Canard boiteux et le château, que Raiponce et Flynn rencontrent successivement au fil de l’histoire, ont aussi été sujets de beaucoup de recherches.
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Dave Goetz, le directeur artistique, s’est documenté sur les pubs britanniques, pour donner au bar du film un air un peu semblable. « L’auberge est le décor le plus amusant du film. Sur la suggestion de John Lasseter, je me suis rendu au Jack London Bar, à Jack London Square [San Francisco]. Dans le bar, tout est en biais. Il y a des multitudes de choses qui pendent du plafond - dont des centaines de chapeaux - et les murs sont recouverts de photos et de coupures de journaux. Cet endroit m’a beaucoup inspiré. Dans notre auberge, il y a des casques qui pendent du plafond et des affiches « Recherché mort ou vif » placardées partout. »
D’autres choses très simples, comme les rivières ou le barrage, ont aussi été créées à partir de vrais cours d’eau. Le responsable des effets spéciaux a en effet passé deux jours dans le parc national de Yosemite en Californie afin de réaliser des vidéos des cascades, lesquelles ont servi de sources d’inspirations pour l’équipe artistique du film. La chute d’eau du film est constituée de plus de 10 millions de gouttes d’eau. La scène où le vieux barrage en bois cède dans le film s’est aussi inspirée d’un fait réel. Dans ce passage, 87 millions de litres d’eau virtuelle inondent le canyon.
La scène des lanternes, le moment où la 3D est le plus spectaculaire, a demandé aussi beaucoup de travail. Chaque lanterne abrite une flamme constituée de 10 000 micros points lumineux, et sachant que certaines vues montrent environ 46 000 lanternes, cela fait environ 460 millions de points lumineux.
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Sources :
http://www.pixelcreation.fr/3d-video/animation-3d-vfx/raiponce/
http://www.chroniquedisney.fr/dossier/2011-confraiponce.htm
http://movies.about.com/od/rapunzel/a/making-of-tangled.htm
Le site officiel du film sur Disney.fr
Une vidéo sur la réalisation de la chevelure sur le site de Digititles (En anglais américian!)